14 septembre 2008

Crackers à l'épeautre et au romarin



À l'occasion de l'achat d'un livre de cuisine en ligne, il y a deux ou trois mois, j'ai eu la surprise de me retrouver abonnée gratuitement au magazine Gourmet que je ne lisais pas auparavant car il s'adresse à un public plutôt rupin avec lequel il est souvent difficile de s'identifier. Je le reçois depuis juillet et sans être nécessairement enthousiasmée par les reportages (par exemple, le dernier numéro, consacré à Paris - qui se disait pourtant plutôt axé sur des voyageurs à budget "serré" - recommandait des hôtels et restaurants tout à fait hors de ma portée) ni par les recettes dont certaines sont un peu tirées par les cheveux (si j'ose dire), j'y trouve régulièrement des choses qui me plaisent.
Ainsi, dans le numéro de juillet, mon oeil s'est trouvé attiré par une recette de crackers au romarin accompagnés d'une sorte de confit d'olives sur chèvre frais. C'étaient des crackers à la farine non blanchie ordinaire mais je les ai réinterprétés à l'épeautre et ils étaient, ma foi, fort bons (on aurait dit des sablés salés).


Ingrédients:
175 g de farine d'épeautre blanche
80 g de farine d'épeautre complète (si l'on n'a pas d'épeautre, on peut faire cette recette comme prévu à l'origine, c'.à.d. avec 255 g de farine ordinaire non blanchie ou bien encore avec 175 g de farine ordinaire non blanchie et 80 g de farine de blé complète)
1 cs de romarin haché (+ quelques brins)
1 cc de levure chimique
3/4 de cc de sel
120 g d'eau
40 g d'huile d'olive extra-vierge
gros sel de mer

Méthode:
  1. Faire chauffer le four à 450 degrés F/232 C en y plaçant une pierre à pain
  2. Mélanger les farines, le romarin haché, la levure et le sel dans un bol de taille moyenne. Y ménager un puits et y verser l'eau et l'huile. A l'aide d'une cuillère en bois, ramener progressivement la farine vers le liquide jusqu'à ce qu'une pâte se forme. Pétrir légèrement4 ou 5 fois cette pâte sur un plan de travail
  3. Diviser la pâte en 3 morceaux et étaler l'un d'eux (envelopper les deux autres dans du film étirable) sur une feuille de papier sulfurisé. On devrait obtenir un vague cercle de 25 cm de diamètre. Il importe peu que le cercle soit régulier. Par contre, la pâte doit être bien fine
  4. La badigeonner d'huile d'olive à l'aide d'un pinceau et y répartir quelques feuilles de romarin en appuyant légèrement, saupoudrer de gros sel de mer et poivrer généreusement
  5. Enfourner le cercle de pâte (toujours sur son papier) et faire cuire 8 à 10 minutes (jusqu'à ce qu'il soit légèrement doré et brun par endroits). Transférer sur une grille (après avoir enlevé le papier sulfurisé) et faire cuire de la même manière les deux autres morceaux (l'un après l'autre). On peut les étaler à l'avance pour autant qu'on les garde bien recouverts de leur film étirable mais on doit les badigeonner d'huile et les saler seulement au moment de la mise au four
  6. Servir les crackers cassés en plusieurs morceaux. On peut également les présenter intacts et laisser chaque convive se casser un morceau de la taille souhaitée.
Ces crackers peuvent être faits deux jours à l'avance si, une fois refroidis, on les met dans un récipient hermétiquement fermé (n'ayant pas de récipient adéquat de cette taille, je les ai conservés dans un sac plastique Ziploc et ça a très bien marché).
Gourmet suggère de les servir avec du chèvre frais et un confit d'olives au thym. Trouvant mon chèvre frais un peu sec, je l'ai écrasé dans du yaourt de lait de chèvre et bien battu. Quant au confit d'olives, je l'ai fait avec quelques feuilles d'estragon frais (n'ayant pas de thym frais sous la main) et seulement des olives noires (c'est tout ce que j'avais) mais il aurait été plus joli (et meilleur) avec un camaïeu d'olives différentes. Pour compenser, j'ai coupé dans le confit quelques petits morceaux de piment doux (j'ai chez moi un petit pimentier - je ne sais pas si c'est comme ça qu'on dit - qui produit une quantité extraordinaire de piments et c'était l'occasion ou jamais de les utiliser).
Le confit lui-même est très facile à faire. Il suffit d'hacher grossièrement une poignée d'olives, d'y ajouter le zeste d'un citron, quelques feuilles de thym ou d'estragon et trois ou quatre cuillères à soupe d'une très bonne huile d'olive. On fait tout juste chauffer (surtout retirer du feu avant le premier frémissement) et on laisse macérer pendant deux heures.
Ces crackers peuvent se conjuguer à l'infini, en utilisant d'autres farines (un mélange de blé et de seigle par exemple), avec du zaatar (on omettra alors le romarin), des graines de sésame ou de pavot, du paprika, du fromage râpé (notamment du parmesan), etc., etc. Je suis sûre que vous aurez plein d'idées et j'attends avec impatience vos suggestions.

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